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le vendredi, 20 juillet 2012 à 09:07

La Nomadbikefamily arrive à Fribourg le dimanche 22 Juillet 2012

Chers amis,

Ca y est, nous sommes de retour en Suisse. Et nous la retrouvons comme nous l’avons quitté, sous un soleil radieux. Après avoir finalement affronté nous aussi les affres du décalage horaire, nous prenons gentiment pied entouré de nos amis genevois.

Mais ce weekend, c’est sûr, nous nous dirigerons enfin vers Fribourg, notre destination finale (du moins pour notre prochaine tranche de vie).

Une arrivée à Fribourg et à vélo le dimanche 22 Juillet est en train de se mettre sur roue. Nous vous invitons à vous joindre à une ballade à vélo sans difficulté notable et adaptée aux enfants de 12km sur des chemins secondaires sans traffic entre la gare CFF de Schmitten et Fribourg en matinée. Cette ballade nous l’espérons loin des nombreux dangers et défis que nous avons affronté ces 2.5 années passées sur route, mais en partageant un petit moment de bonheur ensemble.

L’escapade sera suivie d’un apéro puis d’un repas canadien à partir de midi au 21, rue Louis-Chollet à Fribourg. Il s’agit d’une maison avec jardin où les enfants auront de l’espace pour se défouler…

Pour ceux qui pensent venir avec des remorques, veuillez nous indiquer si vous avez de la place pour éventuellement prendre d’autres petits enfants. En ce qui nous concerne, nous avons une place de libre…

Nous nous donnerons rendez-vous soit

à 9h30 à la gare CFF de Fribourg pour prendre le train de 9h43 ou

à 10h00 à la gare CFF de Schmitten pour le départ de la ballade soit à partir de

12h00 à l’arrivée à Fribourg.

Dans la joie de vous (re)voir

Sandra, Patrick, Manu, Leeroy et Ella

le mardi, 12 juin 2012 à 15:16

A Vélo Autour de Hanoi – Partie 1 – Chùa Thây

Mars 2012

Sandra rassure Manu avant notre départ avec son épouse Céline et sa fille Nora.

Le printemps commençait à pointer du nez à travers le crachin de Hanoi. Les températures devenaient plus agréables et cela coïncidait avec les vacances scolaires de Pâques à Manu. Il était temps que nos vélos reprennent du service… après avoir pris la poussière pendant 4 mois…

Nous prévoyions de partir une dizaine de jours en voyage autour de Hanoi. Un voyage ultralocal, jamais plus éloigné de 25 km de notre maison. Nous voulions sortir de la ville, pouvoir se retrouver à l’air libre de la campagne, visiter quelques pagodes et Dinh (maisons communales) et surtout les villages artisanaux, encore nombreux autour de Hanoi. Le tout sans contrainte physique, car nous étions bien loin de notre forme de voyage. Nous étions ouvert à tout. Voulions juste prendre du bon temps tous ensemble.

Nora, Manu et Leeroy font connaissance.

Est-ce pensable? Nous avons même trouvé des amis qui étaient prêts à nous accompagner pendant quelques jours! Ils s’agissait de Céline et de sa fille Nora, que Patrick voyait tout les matins lorsqu’il amenait Manu au bus de l’école. Huit ans qu’ils habitaient Hanoi et une envie de commencer à explorer les alentours. Enfin, il est jamais trop tard et l’occasion fit le larron. De notre part nous étions en tout cas heureux de partager notre manière de voyager et de surcroit avec une copine pour les enfants (ainsi que pour nous)!

Nous partions donc tous ensemble un matin après avoir laissé derrière nous Manu, l’époux de Céline et père de Nora, pas tout à fait rassuré, de laisser partir ses deux amours ainsi (à vélo) dans le chaos de la circulation hanoïenne. Avant de sortir de la ville, il y avait le passage obligé chez notre tante et son restaurant de « Pho Ga » ou soupe vietnamienne au poulet. Un des meilleurs de Hanoi (c’est les clients, étonnés de nous y trouver là-bas qui nous le disent régulièrement), donc par définition un des meilleurs du monde… Servi tout les matins depuis 1989 (en dehors de la fête du Têt bien entendu). Et puisque nous sommes entre nous, voilà son addresse: 98 Yêt Kiêu!

Le nouvel Hanoi s'engouffre au sud-ouest dans la campagne de l'ancienne province de Ha Tây.

Si la route était bruyante jusqu’à Ha Dong, dès le périphérique au bout de la rue Tây Son passé, nous nous retrouvions sur la voie du bus séparée du reste de la circulation. Et juste après Van Phuc, village des tisseurs de soie, la campagne nous tendait les bras. Mais pour combien de temps encore? Les tours de Hanoi semblaient se rapprocher à vitesse grand V.

La pause de midi nous la passions au marché de La Phu, charmant village qui avait fêté au mois de janvier la fête du cochon en l’honneur d’un ancien général avec une procession unique en son genre!

La route suivait désormais une digue au milieu des champs de rizières jusqu’à la pagode de Chua Thây. Il y avait foule pour le festival de la pagode qui était agendé pour le lendemain. De ce fait il était moins aisé d’apprécier la beauté et la situation exceptionnelle de ce site, mais nous étions servis pour l’ambiance!

Chua Thây (lors d'un jour normal).

L’auberge fut calme malgré le va-et-vient intermittent de jeunes et moins jeunes couples voir triplettes, qui profitaient sans doute du tumulte pour s’éclipser le temps d’une galipette. Les filles entraient et sortaient la plupart furtivement, le visage masqué par une protection nasobuccale contre la poussière et vêtues du casque de moto qu’elles ôtaient qu’une fois le pas de porte de la chambre passée. Elles avançaient timidement et à petits pas du haut de leurs talons surdimensionnés. Seuls les dames qui semblaient en faire leur métier se mouvaient à découvert et n’hésitaient pas à nous aborder ainsi que les enfants, mais toujours de manière affable!

Nous passions le lendemain à nous frayer un chemin pour visiter la pagode ainsi que les temples sur la montagne qui surplombait le site. L’après-midi nous cherchions le calme sur les digues entre les rizières et visitions une briqueterie. La journée passait vite et représentait un bol d’air bienvenu par rapport à la ville.

Nora et Manu à la briqueterie.

Le lendemain j’accompagnais Nora et Céline au bus. Elles nous quittaient déjà pour d’autres cieux, alors que nous allions continuer notre voyage. Céline était quelque peu inquiète par rapport à la possibilité de trouver un bus qui pourrait les amener jusqu’à Hanoi avec son vélo. Pourtant après à peine 10 minutes d’attente, un bus des transports public urbains (3000 VND) s’arrêta, confirma la destination, chargea le vélo sans problèmes dans la soute à bagages et en un tour de main et un coup de vent, nos deux amies étaient loin!


Afficher Ha Noi – Chua Thây sur une carte plus grande

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le mardi, 05 juin 2012 à 10:53

Izmir/Selcuk – Entre rêves, désillusions et extase

20 Mars 2011-22 Mars 2011

Coucher de soleil sur la côte turque

Chez Mehmet, le père

Nous n’avions pas envie de nous attarder à Izmir. Certainement que cette ville avait pleins d’atouts à proposer, mais ce n’est pas facile d’arriver après Istanbul… De plus il y avait surtout l’appel du voyage et de la route qui se faisait à nouveau fort et impatient! Cinq mois que nous n’avions plus sérieusement pédalé, après un séjour d’un mois à Istanbul, 3 mois à Madagascar, puis de nouveau un mois à Istanbul.

Le départ d’Izmir était marqué par une grande manifestation kurde, qui pour le moins était, disons, bien encadrée… Des fourgonnettes de forces armées jusqu’aux dents dans tous les coins de rues, des barricades de gradins, des véhicules antiémeutes avec des lances à eau en embuscade. Et de tout les côtés affluaient en foule des familles kurdes. Elles scandaient des slogans et chantaient au son de la liberté. Leurs couleurs vives contrastaient nettement avec la tenue habituellement plutôt terne de la majorité turque.

Quant à nous, la mobilisation massive des force de « l’ordre », nous dissuadait clairement d’assister avec les enfants à ce qui ressemblait de loin pas à une énorme fête de village. Nous passions donc notre chemin.

Une journée de vélo tranquille en terrain plat. Après avoir renoncé à dormir dans un hôtel cher et sans charme, nous avons trouvé à nous loger dans une « Cay evi » (maison de thé) de Güzelbahçe, un village au bord de mer. Mehmet y passait ses journées. Les maisons de thé étaient le terroir des hommes. Un verre de thé noir à portée de main, ils passaient des heures à jouer à une sorte de rami avec des dominos, à fumer des cigarettes et à croquer des morceaux de sucre cristallin. C’était le centre névralgique d’emblée visible dans chaque village.

A table avec Mehmet à Güzelbahçe.

Mehmet était cinquantenaire, il marchait lentement et avec difficulté à l’aide d’une béquille, mais son esprit était vif et organisé. Après avoir acheté du poisson, il nous emmenait chez lui dans une ancienne maison de pêcheur où il louait un petit appartement à l’étage. La pièce principale était chauffée par un poêle à bois dont le rayonnement était bienvenu en ce début de soirée bien cru. Mehmet se montrait extrêmement attentif à notre confort et nous proposa de prendre une douche avant de s’éclipser un moment.

L’attitude de Mehmet avait d’emblé quelque chose d’étrange. Il nous gâta avec cette touche d’excès qui nous faisait sentir que nous étions dans un rôle malgré nous. Comme un vieillard qui sentait sa mort proche, il voulut nous transmettre une foule d’objets d’usage quotidien, comme des serviettes de bain, des éponges, des tasses, des cuillères à thé, des assiettes, du sucre, du thé…

Il me rappela le personnage du père Goriot de Balzac. Ce vieillard ayant une première partie de vie riche et heureuse en famille et qui peu à peu perdit tout et tomba dans la misère en sacrifiant ses derniers deniers pour ses filles, afin qu’ elles l’aiment en retour et ne l’oublient pas.

La chambre des enfants à Mehmet, devenue la notre le temps d'une nuit.

Nous comprenions qu’il vivait seul ici depuis son divorce. Sa femme était partie après une succession de déboires professionnels qui avait eu raison de sa situation économique. Elle était coiffeuse et encore très belle sur la photo qu’il conservait d’elle précieusement.

Ils avaient eu deux filles. L’ainée avait pris le parti de son épouse et il avait perdu le contact avec elle à son grand regret. La cadette, âgée de 18 ans, venait à peine de quitter la maison. Enceinte, elle était jeune épouse.

La chambre de ses filles, juste séparée du salon par une cloison en partie vitrée, était petite et sans fenêtre. Dans la commode à moitié ouverte, des habits d’adolescentes abandonnés. Quelques posters sur les murs. Elles semblaient être parties hier.

Nous dormirions là sur le lit à étage.

Dans la pièce de séjour, un lit sans drap posé devant un écran de télévision. Derrière le lit, des boites de médicaments s’accumulaient, éparses. Mehmet était diabétique et sortait de plusieurs mois de convalescence qu’ il avait du gérer seul à la maison.

Le repas fut excellent et royal. Mehmet appela à plusieurs reprises sa fille cadette comme si quelque chose d’extraordinaire lui était arrivé. Pendant que nous dormions, tard dans la nuit, celle-ci arriva avec son mari. Nous entendions leurs chuchotements mêlés au son de la télévision constamment en marche. Ce n’ est que le lendemain que nous comprenions que Mehmet les avait convaincu de ne nous accueillir à la prochaine étape.

Photo d'adieu avec Mehmet et la carte du monde.

Au moment de la photo d’adieu, Mehmet décrocha du mur une immense carte du monde en papier cartonné qu’ il offrit aux deux garçons.

Cette carte nous accompagna jusqu’ à Hanoi et resta un objet de valeur pour les deux frères. Leeroy a partir de ce moment développa une passion pour la géographie. Une manière de s’approprier le voyage et de gérer l’angoisse des départs successifs. Nous ne le savions pas encore mais le voyage était pour lui à la fois attrayant et déstabilisant.

Mehmet avait pris soin de nous comme un père et nous laissa partir le cœur léger… chez sa fille.

Chez la fille de Mehmet

La route le long de la côte.

C’était toujours agréable de savoir où nous allions loger le soir. Cependant nous avions sous-estimé la difficulté que représentait la côte méditerranéenne turque! Une succession de criques en montagnes russes qui doublaient la distance en vol d’oiseau. Aussi Patrick semblaient être en grande méforme ce jour-là. Et une fois n’est pas coutume, je le distançait à perte de vue dans une montée. Soudain, une voiture me dépassa en me klaxonnant. A l’arrière deux têtes blondes me saluaient joyeusement. Manu et Leeroy!!! Dans une de ces côtes dont on ne voyait pas la fin, un automobiliste avait eu pitié de Patrick et comme j’étais loin devant, il avait pris les garçons dans sa voiture pour me les amener en haut du col. C’est une fois arrivé en haut que Patrick remarqua le patin à frein qui appuyait de toute ses forces sur la jante et résistait tant à ses coups de pédales… Mieux vaut s’en rendre compte tard que jamais!

Il était presque six heures du soir quand nous atteignions épuisés la ville balnéaire d’Ürkmez. En mars, les activités tournaient vraiment au ralenti et la ville était vide, du moins de touristes. Le mari vint nous accueillir à vélomoteur. Dans le deux-pièces coquet, quelques meubles récents. Sur les murs, des photos du mariage.

Arrivée chez la fille à Mehmet.

Nous mangions un repas simple posé sur une nappe à même le sol. Un ami du couple nous accompagna tout en regardant un match de foot. L’atmosphère était tendue. Le mari nous fit comprendre qu’il n’avait pas le sou. A peine plus de 25 ans, il bossait avec son père dans le seul garage de la ville. La fille de Mehmet était enceinte de deux mois, elle avait du interrompre une scolarité qu’elle investissait peu. Ils s’étaient mariés rapidement à cause de l’enfant à venir et le mari était inquiet pour leur avenir.

Il rêvait de partir à l’étranger pour avoir une vie meilleure et comptait un peu sur nous. Il espérait que nous puissions leur rendre la pareille en leur organisant les permis et en les accueillant en Suisse.

La fille de Mehmet et son mari

Nous étions un peu désolé de les faire déchanter sur cette perspective d’avenir et la possibilité de trouver un boulot en Suisse même si sur le principe, il était évident que nous les accueillerions à bras ouvert s’ils venaient à voyager. Le silence s’installa. Le jeune homme testa encore une fois notre devoir de loyauté mais nous ne pouvions pas lui donner de faux espoir.

Je repensais alors à Mehmet et à leur visite au milieu de la nuit, peut-être dans l’espoir de saisir une chance d’avoir un contact en Suisse. Nous essayions vainement de leur faire comprendre les règles suisses qui rendaient une immigration économique avec leur niveau d’éducation quasi impossible, que nous ne leur serions d’aucune aide pour obtenir un permis et que leur avenir était peut-être encore et toujours en Turquie, qu’ils vivaient dans un pays en pleine mutation, dans une station balnéaire…

Hameau de caravanes au bord de la côte méditerranée

Ils ne manquaient fondamentalement de rien et leur appartement était certes petit mais salubre et même coquet. Mais avions nous raison de ne pas cautionner leur rêve? Enfants d’immigrés de deuxième et troisième génération, nos aïeux avaient aussi bousculé leur destinée et étaient parti pour des raisons économiques. Pour le meilleur et pour le pire.

Il était sur le moment parfois difficile de faire la part et de concilier la culpabilité et l’égoïsme du nanti, le droit à l’autodétermination et à l’égalité des chances de chacun, le devoir de loyauté découlant de l’accueil qui nous était fait à chaque occasion… ainsi que la réalité du terrain que l’on pouvait ressentir comme trop souvent injuste. Où était-ce là encore une énième stratégie pour se déculpabiliser?

L’arrivée de nuit a Selçuk

De nuit sur la route près de Selcuk

Le lendemain fut encore une journée difficile. Ce serait la dernière journée le long de la côte, décidément trop ardue pour notre niveau de forme post-hivernale. Nous étions un peu découragé après plus de 5 heures de vélo de ne pas être au bout de nos peines. Les criques se succédaient, les unes plus belles que les autres mais les villages semblaient pratiquement morts. De temps en temps sortaient de nulle part des complexes immobiliers d’un blanc immaculé semblant eux aussi étrangement inhabités qu’inaccessibles pour nous.

Les dix derniers kilomètres en ligne droite dans le delta d’un fleuve, je suivis Patrick au radar, seule une petite portion de route était éclairée. Les enfants s’étaient endormis malgré la faim. C’était dans ces moments-là que le voyage prenait des aspects quasi mystiques. Notre caravane perçait l’obscurité de la nuit. Nous étions seuls. Le corps ne souffrait plus, l’esprit n’avait plus la force de se plaindre, le temps semblait s’être arrêté. Il n’y avait plus que nous, le pédalage et une sensation délicieuse de planer dans cet effort enivrant.

Il était près de 20 heures quand nous entrions dans Selçuk. Un bref arrêt au kiosque pour palier à la fringale, la visite pour comparer de deux auberges contigües, négocier le prix. Ouf, enfin, la pression pouvait se relâcher. Douche, repas, dodo.

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le jeudi, 19 avril 2012 à 10:33

Départ épique d’Istanbul – Une Nuit dans les Gares Routières

Traversée du Bosphore entre Eminonü et Harem.

Le printemps n’avait pas encore pointé son nez au moment ou nous quittions Istanbul par cette fraiche soirée du mois de mars 2011. Un dernier au revoir à Beni, puis nous nous embarquions sur le ferry pour définitivement quitter la côte européenne pour nous plonger dans l’Asie, mineure peut-être, mais l’Asie tout de même. Nous avions prévu de rejoindre Izmir sur la côte ouest turque par un bus de nuit.

Après la parenthèse malgache hivernale nous ne nous sentions pas encore d’attaque pour le terrain par trop accidenté de la Turquie. Nous avons donc concocté un programme de reprise de voyage en douce, censé nous remettre sur les rails progressivement pour pouvoir accéder aux montagnes qui deviendraient inévitables un moment ou l’autre.

De nombreuses compagnies de transport se partagent les différentes régions de Turquie.

Mais nous en n’étions pas encore là. La gare routière de Harem se trouvant sur l’autre rive du canal du Bosphore n’était qu’une gare de ramassage pour nous amener à une gare centrale à la périphérie d’Istanbul (Samandira) et d’où partirait notre bus. Il n’était que neuf heures du soir. Le départ prévu était vers minuit. Largement le temps de plier les remorques et de préparer les bagages et les vélos. En fait avec le métier qui rentrait, nous n’avions désormais plus besoin que de 15 minutes pour tout préparer, au milieu d’une foule de curieux et au son des cris des aguicheurs des compagnies de bus.

A la gare de ramassage de Harem, Istanbul. L'heure avance.

Minuit. Les enfants s’étaient endormis sur la banquette. Nous embarquions pour le transfert vers la gare de Samandira où notre bus définitif nous attendait, nos places étant réservées. Les vélos et remorques sont sorties rapidement pour être transférés. Les enfants tirés de leur sommeil, titubaient de sommeil mais ne semblaient pas outre mesure dérangés par le remue-ménage.

Nous procédions toujours de la même manière, Ella installée sur mon dos, je m’occupait des enfants et de surveiller les bagages. Tandis que Patrick transférait vélos, remorques et bagages. Le bus allait partir dans les cinq minutes et c’était un peu le stress. Mais, oh mauvaise surprise, les soutes du bus n’était pas seulement pleines mais aussi compartimentés différemment que ceux que nous avions connus auparavant. Nos vélos n’avaient pas la place à moins d’être démontés davantage. Le chauffeur s’excitait sérieusement: l’heure était l’heure. Nous n’avions qu’à envoyer nos vélos par le service cargo. Mais après vérification ce service ne voulait pas prendre en charge nos vélos. Le chef de gare nous fit tous sortir du car. Il était de méchante humeur et voulait se débarrasser de nous à tous prix. Nous nous retrouvions en bien mauvaise posture au milieu de la nuit et de nulle part. Qu’à cela ne tienne, nous décidions de faire le siège dans la gare pour l’obliger à nous trouver une solution. Il ne suffisait pas de nous rembourser les billets pour être quitte du problème…

Au guichet.

S’en suivit une très longue nuit, les enfants se sont rendormis après un berlingot au chocolat, toujours indifférents au tumulte ambiant. La salle de gare se vida peu à peu et les employés s’affairaient à nettoyer les tables et le sol. Bientôt nous étions les seuls avec une poignée de voyageurs. Il était 2 heures du matin. Un deuxième chef de gare avait prit la relève pour la nuit et se montra de meilleure volonté pour nous trouver une solution. J’essayais de dormir, mon bonnet baissé sur les yeux pour me protéger de la lumière crue des néons. Patrick s’affairait dehors et surveillait nos bagages, sans doute trop préoccupé pour pouvoir s’assoupir.

Rencontre du 3ème type à 3h du mat avec un grand fan des films de guerre du Vietnam et de Sylvester Stallone en particulier.

3 heures 30 du matin, Patrick me réveilla. Nous changions de gare. Les lumières de la ville éclairaient la nuit. Istanbul, ne dormait jamais et l’autoroute semblait nous emmener au bout de nulle part dans une zone encore plus reculée (gare de Dudullu). Les enfants ne se réveillèrent même pas pendant ce troisième transfert.

4 heures du mat’. Patrick s’endormit malgré le froid humide de la nouvelle salle d’attente, épuisé de fatigue et rassuré: nous aurions un bus pour 9 heures 30 du matin.

5 heures 30 du mat’, Ella fut réveillée par les premiers voyageurs qui peu à peu remplissaient la salle d’attente. Heureusement en Turquie, pouvoir manger partout était la règle et l’épicerie-café attenante était remplie de victuailles.

Escale pipi. Les garçons visiblement en pleine forme!

8 heures 30. Notre car arriva et les coffres étaient cette fois-ci assez larges pour nos bagages. Les garçons étaient en pleine forme mais Patrick était hors course. Heureusement le car était munis d’écrans tactiles avec Cartoon Network et le trajet comportait une pause de 1 heure avec une traversée en ferry de la mer Marmara. Après 3 heures de trajet, nous avions droit à 20 minutes chrono pour nous restaurer (spécialités de marrons glacés (Kestane sekeri) à Bursa) et aller au petit au petit coin.

Le voyage a toujours son lot de surprises et la facilité est un cadeau à prendre. Voilà une première journée en car qui par la force des choses allait nous donner l’envie de pédaler à nouveau, après ces trois mois de pause hivernale et d’apprécier l’autonomie que nous confère le voyage à vélo dans tous les sens du terme.

17 heures. Izmir était à nos pieds. Nous à terre.

Nos vélos dans une soute d'un bus Mercedes Travego 46.

A propos, si la taille de vos bagages dépasse certaines mensurations, évitez les voyages en bus Setra et préférez ceux de Mercedes (notamment le modèle Travego 46), dont la soute n’est pas partagée en deux dans la verticale… Vous pouvez souvent vérifier le modèle du bus sur les horaires des sites des compagnies de transport routier turques (p.ex. Metroturizm).

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le mardi, 20 mars 2012 à 07:35

La Citadelle Thang Long de Hanoi

Hanoi Citadel

La porte Doan Mon de la citadelle Thang Long

Dimanche passé nous avons visité la citadelle de Hanoi. C’était une journée de crachin typique. La citadelle fournissait néanmoins un endroit parfait pour sortir les enfants. Un défouloir à grands espaces, loin du ronronnement constant du trafic hanoïen, quelques escaliers à escalader, une exposition de l’urbanisme de Hanoi du début de l’époque coloniale à la fin de la deuxième guerre mondiale, des sites de fouilles, une magnifique exposition de bonsaïs. Rien de comparable aux sites d’Angkor, mais la garantie d’une sortie familiale dominicale réussie.

Doan Mon

La porte Doan Mon

Construite au début du 11ème siècle, la citadelle Thang Long fut le centre politique et administratif de l’empire vietnamien jusqu’en 1810 et le déplacement de la capitale à Huê. Durant l’occupation coloniale française de l’Indochine la citadelle fut majoritairement détruite au détriment de palais néoclassiques et de baraquements militaires. Après la débâcle française de Diên Biên Phu en 1954 et durant la guerre du Vietnam on y trouva le centre névralgique du commandement militaire vietnamien. Le général Vo Nguyen Giap y avait installé ses bureaux dans le bâtiment D67, non loin des bouches de tunnel de secours.

Centre de commandement Général Giap

Bâtiment D67, ancien centre de commandement du Général Vo Nguyen Giap

Le site fut progressivement abandonné par les militaires pour être réouvert au public en 2004 et finalement inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO en 2010. Des fouilles y furent menés à partir de 2002 en raison du projet de construction d’une nouvelle assemblée nationale sur une partie du terrain.

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le lundi, 12 mars 2012 à 06:32

How to take the ferry-boat from Baku to Aktau across the Caspian Sea?

Cargo boat in Baku old port departing to Turkmenistan.

Cargo boat in Baku old port departing to Turkmenistan.

This post provides some essential information to travellers wishing to take the ferry-boat on the way to the silk road from Baku, Azerbaijan, to Aktau, Kazakhstan. It reflects informations personally gathered in the field during summer 2011. We have learnt it the hard […]

le mardi, 06 mars 2012 à 07:58

Un Destin sur le Fil de l’Histoire

Yeni Camii Istanbul

Les auberges de jeunesse étaient de véritables viviers humains. Non pas que je me réjouissais de ces quelques jours à dormir à vingt dans une odeur de chaussettes mouillés, mais le prix d’une nuit en dortoir défiait toute concurrence et les rencontres étaient moins édulcorés que dans un quatre étoiles… […]

le lundi, 27 février 2012 à 07:05

Istok ou Le Cadeau du Voyage(ur)

Istok et la photo d'adieu avec tante Thu et grande soeur Hai, qui habitent juste en face de chez nous.

Et quelques jours plus tard, Istok a débarqué devant notre maison, ma fois plein de boue de la tête au pieds, sans parler de son vélo et de ses bagages. Déjà le voisinage me lançait des grimaces désapprobatrices et secouait la tête derrière le dos d’Istok. Quand on connaît la propreté presque maniaque des vietnamiens, évidemment, ce martien débarquant de nul part, à vélo et couvert de boue ne faisait pas très bonne impression… […]

le mardi, 14 février 2012 à 17:41

Fête du Printemps de Thô Ha

Fête du Printemps, Thô Ha.

Chaque 20ème jour du premier mois du calendrier lunaire chinois, le village de Tho Ha, habituellement paisible et loin du vacarme de Hanoi, vit en pleine effervescence pour une durée de trois jours: c’est la Fête du Printemps. […]

le mercredi, 08 février 2012 à 16:01

A Hanoi – Notre nouveau profil Warmshowers

Sasa, Leeroy et Ella sur le chemin de l'école maternelle, quartier de Khuong Thuong,Hanoi.

Nous voilà depuis un petit mois à Hanoi, étape finale de notre voyage. Il était temps. Nous aspirions à un « chez nous ». Les déménagements incessants commençaient à peser, même si nous feignions parfois la routine. Les enfants demandaient à aller à l’école, à avoir des copains. Pour nous tous, le plus difficile était sans doute le huis-clos dans lequel nous vivions depuis presque deux ans, en dépit de toutes les rencontres. […]