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le vendredi, 20 août 2010 à 08:00

Passau / Wien

Donauschlinge - ou comment le Danube se fraie un chemin à travers les reliefs.

Entre Passau et Linz, le chemin passe une vallée verdoyante qui nous invite à planter notre bivouac au bord du Danube et le long du chemin, peu après la Donauschlinge. Chemin qui s’apparente à une autoroute cycliste, tant le trafic y est dense dès 9h du matin. Et nous ne manquons pas de recevoir de nombreux commentaires sur notre campement encore plantée à l’heure de notre petit déjeuner. Des commentaires parfois cocasses et osés, alors que seul une fine couche de toile nous sépare des commentateurs (et que pour l’instant nous comprenons encore tout ce qu’il s’y dit)! En tout cas de quoi égayer notre petit-déjeuner.

Manu et Leeroy lors d'un petit déjeuner. Y en a un qui est plus du matin que l'autre...

L’arrivée à Linz est en légère montée et beaucoup plus tard que prévue. Je ne sais pas si c’est le passage de la frontière germano-autrichienne, mais nous nous faisons ce jour inviter à deux reprises spontanément. Une première fois par un jeune entrepreneur qui gère des logements originaux en containers dans un espace publique à quelques km de Linz (http://www.dasparkhotel.net). Et une seconde fois par Ernst, un quadragénaire originaire de Linz, collectionneur de cols de montagne, cycliste aguerri des fins de semaines, qui travaille dans une étude pour la promotion du tourisme, particulièrement à bicyclette.

Ernst est-il sérieux? Beaucoup plus que ça, car il cherchera à nous rencontrer à plusieurs reprises. Il organise deux interviews, avec la presse locale et avec la radio à Linz. Interviews top chrono très sympathiques en allemand bien sûr… Aussi viendra-t-il nous accueuillir à Vienne pour nous montrer quelques bijoux de cette ancienne captitale de l’empire austro-hongrois. Et de nous gâter avec un délicieux goûter au Mozart-Café, origine de la Sacher-Torte. Et d’improviser une photo avec le premier secrétaire du chancelier autrichien… Sans compter les guides et cartes pour la suite de la route du Danube. Merci Ernst!

Mais retour à Linz où nous arrivons donc en soirée. Une fois n’est pas coutume, nous déclinons les deux invitations, car nous sommes attendus chez Tante Hedi, que je n’ai pas revu depuis plus de 15 ans.

Manu, Leeroy et tante Hedi au jeu.

Linz est une ville entre tradition, histoire et modernité, ville industrielle transformée en poumon vert, résolument tournée vers les technologies du futur. L’aménagement de la ville nous est aussi des plus agréables: Énormes parcs le long du Danube, équipés de places de foot protégées, beach volley, place de jeu pour enfants avec jeux divers et stimulants et partout des fontaines à eau. Le WIFI est gratuit dans une grande partie de la ville. Le paradis aussi pour les rollers et cyclistes… Bref messieurs les responsables de l’aménagement du territoire, si vous cherchez des idées et inspirations, n’oubliez pas de chercher aussi à Linz.

Linz.

La tarte de Linz de Hedi et les « Wiener Schnitzel » de mon oncle Karly, préparés avec soin et amour, nous ont donné force et courage. Tant que après Linz nous accélérons la cadence et arrivons très rapidement à Vienne. Ceci malgré un temps caniculaire. Nous essayons d’adapter nos journées tant bien que mal en partant plus tôt (un peu), puis en faisant une pause à midi au bord d’un des nombreux « Badeseen » le long du Danube (beaucoup), pour repartir en fin d’après-midi. Et de trouver un endroit pour notre campement juste avant le coucher du soleil.

Ella annonce la tempête
Un jour après avoir fait une longue pause au bord d’un de ces lacs de baignade idylliques, nous reprenons la route juste avant l’orage qui semble s’annoncer. Quelques minutes plus tard et nous faisons déjà face à une tempête de sable le long du Danube. Dernier moment pour mettre la combinaison de pluie. Puis le chemin s’enfonce dans la forêt. « Ouf, à l’abri du vent », nous pensons. Mais Ella commence à pleurer et la pluie à tomber.

Angoisse lors de la tempête, sous un avant-toit, alors que des branches tombent de partout.

Heureusement que nous trouvons rapidement une cahute avec un avant-toit à l’orée du bois. Nous nous arrêtons. Ella ne veut pas têter, mais est très excitée. L’orage éclate alors brusquement. Les vents se décuplent et des rafales nous balaient le visage. La pluie suit en trombes. Les garçons sont prit de panique et crient. Les branches d’arbres tombent de partout autour de nous, sur le toit, sur le chemin. Nous apercevons alors au loin une jeune femme qui court dans le bois. Elle ignore nos signes et slalome avec la force du desespoir jusqu’au village. Par chance elle échappe aux branches qui continuent de tomber. Nous, nous restons à l’abri et nous blotissons les uns contre les autres. La tempête dure une bonne demie heure avant de faiblir. Nous profitons de l’accalmie relative pour reprendre nos vélos et nous mettre au chaud et au sec au bistrot du village, à 500 m de là. Ce soir, et grâce à Magicrème, nous dormirons pour la première fois à l’hôtel. Pas question, après ce que j’ai vu ce soir, de dormir sous tente. Je me demande si Ella n’a pas senti l’orage venir…

L'autriche rurale, pas facile pour Moukrad de s'y intégrer.

Un autre jour nous faisons la connaissance de Moukrad, exilé d’origine algérienne, dont le trajet comme clandestin à travers l’Europe de l’est jusqu’en Autriche ressemble à celui que nous projettons dans l’autre sens. Nous échangeons alors nos vécus et sentiments. Et étonnamment, mis à part les motivations et conditions de nos aventures respectives, les sensations et rencontres se ressemblent beaucoup. Il en garde un très bon souvenir, malgré la faim, le froid et la fatigue endurés. Il décrit la sensation de liberté vécue, les attentions innombrables de la part des habitants des régions traversées. Mais aussi la peur de se faire attraper aux frontières, dans les transports publiques, partout. Puis l’intégration difficile dans le réseau social autrichien, même après la régularisation de sa situation, la nostalgie du pays et de la famille. L’impression que dans cette région rurale, une partie de l’Autriche lui restera toujours fermée.

Arrivée à Vienne
A Vienne, nous arrivons par une île artificielle d’une trentaines de km de long,véritable poumon vert de la ville (et paradis des nudistes). Nous faisons une première visite dans un collectif d’habitation sur roulotte par l’intermédiaire de notre ami Oskar, l’autrichien bohèmien que nous avions rencontré au camp de roulotttes à Freienstein, près de Zurich. Malheureusement l’endroit n’est pas adapté pour les enfants. Les morceaux de métaux jonchent le sol pêle-mêle avec des bouteilles et des mégots. Si certains des habitants nous refilent d’emblée leur bons tuyaux sur Vienne, d’autres nous scruttent de bas en haut. Et à voir ces regards posé sur notre caravane, je crois bien, qu’à la fin c’est nous les plus bizarres! Nous décidons de retourner sur l’île. Nous y trouvons un stand indien et dégustons le poulet tandoori devant un match de Coupe du Monde ma fois bien soporifique. Le bivouac sera monté dans le noir, entre deux buissons, à l’abri des regards et sous les ronflements accordés de nos enfants. Tel des indiens dans la ville…

Le réveil au milieu des sans-abris dormant sur l’île est cependant un peu moins romantique que d’habitude et me pèse malgré les rayons de soleil. Et les réponses de la dizaine de demandes d’hébergement internet se font attendre. Finalement nous aurons deux réponses, dont une positive.

Fin de journée à l'Yppenplatz à Vienne.

Nous logerons quelques jours chez Monica une sympathique soixantenaire vivant en communauté avec Nenat, un artiste d’une trentaine d’année. L’occasion de loger au coeur de la ville à l’Yppenplatz, dans un quartier populaire très vivant. Les enfants ont le bonheur d’y rencontrer Felix, le petit-fils de Monica. Sandra de papoter avec Monica et sa fille … Et le bonheur de Patrick c’est d’aller voir la Coupe du Monde de football avec Nenat. Mais pour tous, c’est surtout l’occasion de se régaler des confitures d’une marque de tradition viennoise, pour qui Monica travaille depuis de très nombreuses années et dont le magasin se trouve justement à l’Yppenplatz… Sur le pain, les crêpes ou juste à la cuillère ou au doigt, tout les moyens sont bon.

Malheureusement, comme souvent en ville, la place fait défaut et si elle permet de dépanner, souvent ne nous permet pas de rester autant que nous souhaiterions. Surtout pour les villes comme Vienne qui le mériteraient amplement. Finalement et encore par l’intermédiaire de notre cher ami Oskar, nous allons trouver un appartement dans une maison hantée. Mais ça, nous ne le savons pas encore…

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1 comment to Passau / Wien

  • Aline

    Magnifiques photos… c’est formidable ! comme je suis contente pour vous : toutes ces découvertes, ces rencontres, ces milliers de souvenirs, ces endroits incroyables que vos enfants visitent ! quelle chance pour eux ! quel énorme bagage ! félicitations à vous et bon coup de pédale pour la suite ! vivement les prochaines photos et nouvelles ! bisous

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