A sample text widget

Etiam pulvinar consectetur dolor sed malesuada. Ut convallis euismod dolor nec pretium. Nunc ut tristique massa.

Nam sodales mi vitae dolor ullamcorper et vulputate enim accumsan. Morbi orci magna, tincidunt vitae molestie nec, molestie at mi. Nulla nulla lorem, suscipit in posuere in, interdum non magna.

le vendredi, 29 avril 2011 à 19:00

Nos Enfants à Madagascar

Les garçons à l’école

La tête dans les nuages. Photo de classe à l'école des Canaris. De G à D: Leeroy, Manu, Elizé, Mahery, Lorraine, Robina, Marcia

Accueillis et logés chez ma tante Jeannette, nous pouvions embrasser le plaisir d’une vie disons plus traditionnelle. Ma tante avait trouvé une petite école dans son village avec un enseignement en français. Pour Leeroy, c’était sa première rentrée des classes. Avec fébrilité, je préparais leur cartable et faisait confectionner un costume d’écolier jaune poussin et un coussin pour la sieste. L’école des Canaris était sur la route du sud à 2 km du dispensaire. Jean-Paul a été engagé pour les accompagner avec leur copain Elizé et les chercher en pousse-pousse le matin et l’après-midi.

Les garçons avaient besoin de sociabiliser. La plupart du temps ils étaient toujours entre eux. Les contacts avec les autres enfants étaient rares. Et au lieu de jouer ensemble, ils avaient plutôt tendance à adopter une attitude défensive et de protéger leur territoire ( c.a.d. leur carriole et leurs quelques jouets).

Sur le chemin de l'école avec Jean-Paul.

Leeroy était fier comme un coq d’aller à la maternelle avec son grand frère. La directrice, Madame Miora, avait ouvert cette école dans l’idée de permettre à sa fille de 4 ans de bénéficier d’un enseignement en français. Par chance, il n’y avait pas plus de 10 élèves au lieu des 40 habituels. Et certains, dont les parents analphabètes souhaitaient offrir un meilleur avenir, faisaient 5 km à pied le matin pour venir à l’école.

Les garçons se firent rapidement des ami(e)s et des amoureuses qu’ils se disputèrent parfois. Après 3 mois ils commencèrent à écrire et à lire et la maitresse me donna quelques trucs pour continuer l’enseignement que dorénavant les garçons me réclamèrent tous les jours.

Lalaina – « Celle qui est aimée »

La promenade à Ella. Elle marchera seule deux semaines avant la fin de notre séjour malgache.

Les garçons à l’école, j’étais encore bien occupée avec Ella qui avait encore un peu peur de quitter sa maman et à s’endormir seule. Il fallut presque 2 mois pour que Nirina, la jeune fille qui nous aidait, l’apprivoise et puisse s’en occuper. Ella qui était sur le point de marcher, faisait une à deux promenades quotidiennes au marché avec son papa et devenait très rapidement la star locale. Partout où nous passions « Lalaina » se faisait héler et répondait gracieusement soit en saluant, soit en tendant la main. Quelques dames du marché avaient sa préférence. La marchande de prunes et tomates, la vendeuse de tabac avec ses billes et Julie, qui tenait une gargote et qui lui offrait des pains au pâté et des brochettes de coeur de canard tout les jours aux goûter et dont Ella raffolait.

Noël à Behenjy

Repas de Noël avec les cousins Larry et Harytiana au dispensaire.

Noël approchait et les garçons avaient adapté leur liste de cadeaux selon les moyens du bord. Manu avait temporairement abandonné son envie d’une montre « Ben 10 » qui, il l’espérait, aurait eu le pouvoir de le transformer en monstre superpuissant. Ils commandèrent donc un déguisement de chevalier suisse, pour Manu, et de sorcier, pour Leeroy. Oh surprise, ma tante revint de la capitale avec deux de ses petits fils et en plus un petit cousin pour les vacances de Noël. Six enfants pour Noël! La fête!!!

Le père Noel passa pas seulement pour les enfants, mais pour les grands aussi. Et quelle surprise! Mon tonton Olivier et ma tata Lala en vacances dans la grande île prirent le temps et la peine de se déplacer jusqu’au dispensaire et de nous gâter.

Autant dire que ce premier mois à Mada est passé tellement vite, entre le boulot au dispensaire et les trois semaines de vacances de Noël des gamins. Nous avons à peine eu le temps de nous réjouir de l’arrivée prochaine de ma petite sœur qu’elle était déjà là! Quel plaisir d’avoir de la visite de la famille (suisse)!

Biscotte, Biscothèque et Biscotteau

Leeroy, Biscothèque et Biscotteau.

Un matin, Hervé un agent communautaire qui aidait Patrick à faire son four, arriva avec une poulette noire, qu’il me vendait pour le repas de midi. La poule, un peu maigrelette, échappa au diner. Nous avions déjà fait le marché du matin et l’échéance fut remise au lendemain. Seulement au retour de l’école les garçons en tombèrent instantanément amoureux et ni une, ni deux lui avaient déjà trouvé un nom, « Biscotte ». Plus question dorénavant de la manger!

Il fallait voir comment Biscotte se faisait chouchouter par les garçons. Spécialement Leeroy qui commençait déjà à négocier pour qu’elle vienne avec nous à vélo au Vietnam! Quelques semaines plus tard la basse-court s’agrandissait avec l’achat conjoint d’un coq et d’ une poule pondeuse. « Biscotteau » et « Biscothèque ».

Cohabitation nocturne dans la salle de bains.

Moins réjouissant était le nettoyage quotidien de notre salle de bain ou la volaille passait la nuit. Ma tante pleine d’enthousiasme se procura encore deux lapins qui n’eurent pas le temps d’être baptisé, dévorés qu’ils furent dès le premier soir par des chiens errants dans leur cage de bambou. Il faut dire que je n’avais pas eu le courage de les mettre dans la salle-de-bain et de nettoyer leurs besoins le matin en plus de ceux de nos trois poulets.

Pieds-nus du matin au soir à gratter la terre, à courir après les poules et à jouer avec leurs cousins. J’ai l’impression que cette parenthèse malgache fera partie des souvenirs marquants de leur voyage. Et comme dirais Leeroy: « Quand je voudrais me souvenir de Madagascar, je regarderai les photos. Comme ça c’est sûr, je n’oublierai pas. »

Your browser could not include this object

1 comment to Nos Enfants à Madagascar

  • miora

    bonjour à toute la famille! je suis la directrice de l’école les Canaris à madagascar.ça fait presque un an maintenant que vous avez quitter mada et beaucoup de choses ont changés depuis: après votre départ, Elisé le copain des garçons a arrêté d’aller à l’école. sa mère disait qu’elle n’avait pas l’argent nécessaire pour le transport :(
    Aujourd’hui, l’école compte 20 petits enfants en tout et ils sont contents d’utiliser les cadeaux que vous m’avez offerts. Votre tante Jeanette travaille toujours à l’hôpital.Loren l’aime bien car « elle ne donne jamais de piqûre aux enfants » disait-elle! En tout cas, on vous souhaite un très bon voyage et à bientôt peut-être!

Leave a Reply

You can use these HTML tags

<a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>