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le dimanche, 26 juin 2011 à 19:30

Costinesti – Un Moment d’Angoisse Existentielle

Plage de Costinesti.

La Mer Noire représentait la fin d’une grosse étape de ce voyage à vélo, la fin du Danube, qui nous avait accompagné si tendrement depuis de nombreux mois. C’était aussi toute une tension qui se relâchait. Cette tension qui nous permettait de toujours avancer vers un objectif et qui augmentait au fur et à mesure que nous approchions du but.

Aussi le couple d’allemands voyageurs à vélo avec leurs chiens que nous avions rencontré tout récemment nous avaient parlé de la possibilité de traverser la Mer Noire en cargo jusque tout à l’est de la Turquie ou en Géorgie. Cela nous aurait épargné la Turquie, qu’en raison de la taille et du profil montagneux nous redoutions passablement de traverser avec notre caravane à vélo. Ou alors rejoindre Istanbul en cargo pour éviter la Bulgarie, pays qui nous semblait quelque peu hostile… Pourtant, manquer Istanbul, les sites archéologiques greco-romains de la côte turque, cela ne nous enchantait guère, même si en ce moment, pédaler à nouveau ne nous faisait vraiment pas envie.

Il y avait comme un vide. Tout était possible et c’était cet éventail de choix même, cette liberté, qui nous torturait. Choisir c’était forcément renoncer. Cela faisait parti des défis d’une vie que nous voulions auto-déterminée.

Sandra a retrouvé sa motivation!

C’était certain, nous avions besoin de recharger les batteries, de décider de la suite du chemin tranquillement et de retrouver la motivation. La route nous semblait encore tellement longue, le but insaisissable. Nous nous sommes alors arrêtés dans un petit village de pêcheurs, qui ces dernières années s’était transformé en station balnéaire tel que nous les connaissions des vacances estivales de notre enfance en Espagne. A cette saison, fin septembre, tout les hôtels étaient fermés, la plage désertée. Nous avons eu de la chance de trouver cette charmante petite pension familiale à 50 mètres de la plage, l’endroit rêvé pour nous en ce moment et pour profiter des derniers beaux jours avant l’arrivée de l’automne et de se débarrasser de cette angoisse nécessaire mais quelque peu désagréable.

C’était le temps de reprendre un contact plus régulier avec nos familles et de les motiver à venir nous voir. Istanbul étant facilement accessible par avion. Les parents et une des sœurs à Sandra furent preneurs ainsi qu’un couple d’amis avec leur fils. Voilà ce qui allait nous donner un sacré sens de continuer à pédaler jusqu’à Istanbul!

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