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le lundi, 06 septembre 2010 à 08:00

Wien / Esztergom – La Slovaquie ou l’entrée dans l’ex bloc de l’est

Frontière entre l'Autriche et la Slovaquie, au fond, on devine le parlement de Bratislava.

Après presque trois semaines de séjour à Vienne, c’est un peu comme un nouveau départ. Départ que nous entreprenons avec une certaine excitation et des attentes. Car nous arrivons vers l’Europe de l’est, synoyme de premier vrai dépaysement de ce périple. Le voyage dans sa dimension de découverte de l’inconnu s’offre enfin à nous.

La première étape Vienne-Bratislava nous donne d’emblée la couleur. Nous affrontons les suites de la crue du Danube qui datent de quelques semaines. Une épidémie de moustiques sans précédent, de mémoire de nombreuses personnes que nous avons rencontrés. Sur certains tronçons, surtout près des forêts encore toutes engorgés de mares puantes, les arrêts voir les ralentissements deviennent synonymes de calvaires. A nous rendre fous. Tel des pantins hyperactifs et désarçonnés nous gesticulons dans tout les sens afin de chasser ces maudites bêtes. Pourtant nous nous rendons vite à l’évidence. Seule la fuite reste une option supportable. Mais que faire lorsque la seule issue est une pente, que nous arpentons péniblement à 10km/h? Réciter les vers bouddhiques que nous lisions avec un certain amusement dans les toilettes de chez Monica et Nenat à Vienne. Et soudainement leur sens profond nous saute aux yeux!

Tram à Bratislava.

Première conséquence: ce soir point de camping. Les moustiques ont gagné la bataille. Patrick adopte l’humilité bouddhique et bat en retraite. Nous pousserons l’étape jusqu’à Bratislava où nous irons dormir à l’auberge. Deuxième conséquence: le lendemain la première tâche en sortant de l’auberge consistera à acheter de l’antimoustique, pour grands et petits! Perdue, la bataille, mais pas la guerre!

Enfin nous respirons et pouvons apprécier ce fameux dépaysement. L’odeur de l’air a changée. Plus humide, plus lourde. Le revêtement de la piste cyclable aussi a changé. Notre avancée est désormais rythmée par les dalles en béton qui nous donnent la cadence sonore. Nous retrouvons ici l’architecture soviétique brute que nous avions côtoyé une première fois en Ouzbékistan en 2007. De loin nous voyons ce pont surmontée d’une espèce de soucoupe volante, qui semble surveiller de près tout les mouvements. Mais le pont passée, sur l’autre rive du Danube nous attend la charmante vieille ville baroque de Bratislava. Les terrasses de café de l’artère principale n’ont rien à envier de celles de la Toscane. Les filles non plus. Le port de tête altier et une élégance toute méditerranéenne. Et finalement la langue aussi a changée. Fini l’allemand. Place aux langues dont nous comprenons bien peu de choses, mais dont nous nous efforcerons à apprendre les rudiments du mieux que nous pouvons.

Pont à la soucoupe volante à Bratislava.

Pourtant nous nous sentons d’emblée dans notre élément. Etourdis par cet air de nouveauté. L’impression que l’aventure tel que nous nous l’imaginions commence enfin. Après ce prélude de trois mois et demie que fut la traversée de la Suisse, de l’Allemagne et de l’Autriche, à travers froid et pluie.

Le lendemain nous quittons Bratislava et découvrons les routes slovaques. Une piste cyclable longeant le Danube en assez bon état, faites des dalles précitées. Par contre nous peinons avec les barrières qui jalonnent notre route régulièrement, parfois tout les 500 m. Trop étroits pour laisser passer nos remorques simplement. Les remorques doivent être soulevées péniblement. Contourner les barrières s’avére impossible la plupart du temps, en raison de la pente des deux cotés de la digue.

Village en Slovaquie le long du Danube.

La pauvreté des villages contraste avec la prospèrité apparente de Bratislava. Le temps semble s’y être arrêté. D’y faire nos achats en Euros nous semble bizarre. La Slovaquie fait parti de l’Europe, mais cette Europe-là n’a rien de l’Europe que nous sommes habitués à côtoyer.

La nourriture est bonne, simple et goûteuse. Poisson frit, poulet grillé, hamburger généreusement garni. Le tout pour quelques sous. Cependant la bière et l’alcool fort semblent y couler un peu facilement dès le matin. L’alcoolisme paraît être un vrai fléau parmi les jeunes. Il n’est pas rare que nous en rencontrions dès le matin sous la table. Ceci nous donne l’occasion d’expliquer aux garçons les effets néfastes de l’alcool. Et ces derniers en dignes fils de médecins sont plutôt curieux de voir les conséquences de la bière sur le système gastrointestinal et la fonction sphinctérienne de nos sujets.

Il faut d’ailleurs peu de temps à Manu pour qu’il nous fasse part de ses craintes, que ses légumes soient à leur tour intoxiqués par de l’alcool. Mais caramba, encore raté, il lui faudra trouver une meilleure excuse.

Le temps est enfin estival. Le Danube se prête à la baignade et nous profitons bien de ses étendues vierges.

Pause baignade au Danube.

Même qu’avec Sandra nous pensons tenir un petit moment romantique à quelques mètres de la rive. Ella est assise tranquillement à l’ombre et les garçons jouent au bord de l’eau. A peine commencé, ce moment prend déjà fin par les cris gargouillants de Manu. A quelques pas du rivage il semble être tombé dans un trou de sable mouvant. Et il faut ma fois peu pour que Manu soit submergé par les flots. D’autant plus que son frère Leeroy, paniqué, finit de l’enfoncer en lui tapant sur la tête! Le sauvetage est rapide et efficace. Notre victime s’en sort avec la frousse et une bonne tasse d’eau du Danube. Si cette dernière n’est pas réputé pour les mêmes vertues guérissante que l’eau du Gange, elle aura le mérite de ne pas déclencher de diarrhée. Et déjà lors du souper, cet incident se sera transformée en péripétie glorieuse d’un petit chevalier qui aura vaincu un monstre maritime aux nombreux pouvoirs maléfiques qu’il serait bien trop long d’expliquer ici et maintenant.

Bivouac le long du Danube.

Notre premier bivouac en terres slovaques sera finalement dressé malgré les nuées de moustiques et surtout grâce aux antimoustiques bien efficaces. Les enfants ne quitteront cependant pas leurs charioles avant de s’y être changé auparavant au profit de leurs pyjamas longs. Tard dans la soirée, on verra même la tête de Patrick sortir de l’eau du Danube, entouré d’un nuage de moustiques, qui n’attendent que la sortie de la bête en entier… Mais rien ne semble le décourager d’une bonne savonnade avant d’enfiler son sac de couchage, ni le froid (en Suisse), ni les moustiques (ici).

Petit déjeuner dans un village slovaque.

Le lendemain matin le choix cornélien se pose entre affronter les moustiques à l’aube ou la chaleur tonitruante peu après. Les premiers rayons de soleil tombant sur la tente décident pour nous. La chaleur devient vite intenable sous la tente. N’ayant le courage de prendre le petit déjeuner avec les moustiques, nous établissons un nouveau record en partant à 9 heures du matin. Record qui tiendra encore longtemps. Le petit déjeuner, lui, nous le prendrons au prochain village.

Bientôt nous devons aussi quitter la sécurité des pistes cyclables pour de la route principale. La première fois depuis que nous suivons le Danube. Cela ne manquera pas de susciter quelques moments de stress et une engeulade mémorable entre Patrick et Sandra sur la manière de se comporter sur la route à vélo, entouré de traffic. Encore une fois, nous vous épargnons ici les détails. Nous retiendrons cependant surtout les nombreux signes d’encouragements à notre encontre de la part des automobilistes et des villageois tout au long de la route!

La pause viennoise semble avoir fait un bien fou à notre physique: 200 km en trois jours. Un autre record. Pourtant nos genoux se manifestent à nouveau peu après et ne manqueront pas de calmer nos ardeurs de vitesse ma fois grisantes. A Komaron, l’halte de trois jours dans les thermes s’annonce dès lors comme une évidence. Evidence plus hédonique à laquelle Patrick, soucieux de la motivation et de la santé des troupes, adhère complètement.

Ella dans les bras de la fille à la casquette rose.

Ces thermes sont l’introduction parfaite au prochain pays de notre voyage: la Hongrie. La combinaison entre gentillesse slovaque diurne à gauche du Danube et bains hongrois véspèraux à droite du Danube sera d’ailleurs la combinaison gagnante à plusieurs reprises. Jusqu’à Esztergom, où nous quitterons définitivement la Slovaquie. Slovaquie que nous retenons certainement pour un autre voyage dans le futur. Un petit air de Vietnam insoupçonné pas loin de chez nous.

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