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le mercredi, 09 juin 2010 à 15:02

Zurich / Freienstein

Manu observe avec attention la séance de physiothérapie de Patrick.

Au départ nous prévoyions une semaine chez une amie à Zurich pour refaire nos sacs, la paperasse, bricoler les vélos et reposer nos corps éprouvés.

Concernant la santé, la douleur à ma cuisse disparut rapidement avant de réapparaître après un pourtant bien maigre effort à vélo. Le diagnostique médical fut néanmoins plutôt encourageant: « Un peu de physiothérapie et une augmentation progressive des efforts devraient faire l’affaire! »

Progressive, je veux bien, mais à la fin faut quand même se trimbaler les 95 kg, vélo, remorque, gamins et bagages compris! Et mis à part le matériel photo, je ne voyais pas bien où j’allais pouvoir m’alléger beaucoup… Bref, après avoir pris note et craignant une interuption bien précoce de l’entreprise, je suivis consciencieusement les consignes.

Fallut encore trouver l’endroit où nous pourrions loger le temps de la réhabilitation. L’espace d’un appartement en ville de Zurich devenait trop étroit pour les enfants.

Le salut vint d’un couple de géographes qui nous hébergéait temporairement et qui eurent l’idée de nous présenter à leur copain Amir. « Il habite une communauté qui vit en roulottes au bord d’une rivière, c’est un petit paradis pour les enfants » qu’ils nous disaient.

Toute une éxpédition pour y arriver à cette communauté. Heureusement qu’Amir nous préta main forte pour trouver le bon quai, charger notre caravane dans la « S-Bahn » et changer de correspondance.

Moment de bonheur entre Patrick et Ella à la communauté des roulottes à Freienstein.

L’effort en valait la chandelle. Les roulottes étaient idéalement placées sur un terrain de rêve au bord de la rivière Töss, avec vue sur la forêt de l’autre rive et ambiance sonore garantie grâce au croassement ininterrompu venant de la mare aux grenouilles. A proximité, une ancienne usine de textile louait ses locaux à divers associations et artisans. Les habitants des roulottes y avaient leurs installations sanitaires.

Amir nous mit à disposition un bout de pelouse pour le campement. Les gamins eux, avaient disparu, occupés qu’ils étaient à explorer leur nouveau terrain de jeu. Faut dire qu’ils étaient peut-être pas très loin, mais que deux gamins excités, ça résonne nettement moins dehors qu’entre quatre murs! Notre arrivée et surtout celle du printemps furent fêtés au souper avec une délicieuse grillade sur les braises d’un feu de camp.

Rapidement la sympathie s’installa entre nous et Amir. Comme nous il était métisse, lui d’un père égyptien et d’une mère suisse. Habiter en roulotte l’aidait à être indépendant en terminant des études de journalisme.

Progressivement nous faisions connaissance des autres habitants de cette communauté. Si au début la communauté était essentiellement l’initiative d’un groupe d’artistes du spectacle itinérant, elle est actuellement composée d’un groupe hétéroclite comptant des artistes, des entrepreneurs à connotation écologique, des personels soignants et des étudiants.

Manu et Oskar à la percussion.

Il y a entre autre Oskar, l’autrichien, et son chef d’oeuvre de « roulotte-bateau » qui vit de la vente de ses soupes originales et livrées à vélo « SuP – Suppen und Pedale » .

Thorsten c’est le fondateur et pilier de la communauté. Il habite avec son amie et ses deux enfants Miko et Munia. Des enfants adorables qui ont grandis en roulotte et sont scolarisés à l’école du village ou avec un prof itinérant lors des tournées du cirque. Il nous décrit les difficultés mais aussi le soutien qu’il rencontre au sein du village pour faire accepter ce mode de vie.

Raffi, l’ainé à 45 ans, lui rêve de partir en voyage avec sa roulotte et de pouvoir vivre de ses spectacles « Comedy Raffi ». Il avait bien essayé de vivre dans une maison « en dur » pendant quelques années, mais avait du se rendre à l’évidence: ce n’était pas pour lui, malgré les hivers toujours rudes.

Raffi à l’exercice pour son prochain spectacle sous le regard attentif de Manu.

Hanno gagne sa vie comme vélo-coursier dans une entreprise qu’il partage avec des amis. Ce mode de vie lui permet de travailler à temps partiel et de consacrer du temps à sa roulotte, son jardin et sa passion: le vélo. Faut se lever tôt si on veut l’attraper lors de ses jours de congés, avant qu’il parte en cyclo-randonnée.

Roman, employé de commerce ayant bifurqué depuis plus d’onze ans dans la gastronomie, a depuis peu lancé une gamme de préparations culinaires artisanales et goûteuses sous l’enseigne Haltbarmacherei.

En l’espace de ces deux semaines nous n’avons pas pu nous empêcher de rêver et d’imaginer vivre à notre retour dans une, non pas une mais deux, voir trois roulottes. Peut-être en raison de cette impression de liberté ressentie en cet endroit, d’un vieux rêve d’une vie communautaire à Sandra et la proximité à la nature pour moi.

Sandra, les bras croisés, attend le train à la gare de Zurich.

Presque à la fin de cette « retraite » nous avons fait une excursion mémorable à Zurich. La vie nous y a paru bien oppressante, stressante, bref pas du tout Feng Shui. Sandra était au bord de l’attaque de panique à la Bahnhofstrasse (rue commercante la plus huppée de Suisse) et montrait en fin de journée des signes evidents de troubles de l’adaptation. Pourtant elle s’était tellement réjouie de cette journée de shopping!

Clairement nous nous sentions désormais plus proches des nuits sous les étoiles, des cyclo-randonnées le long de la Töss et du Rhin et des excursions en bateau pneumatique que de l’excitation d’une ville branchée!

Manu brûlant un bâtonnet de Bengale lors de sa fête d'anniversaire.

Au bout de deux semaines et après avoir fêté comme il se doit le cinquième anniversaire à Manu, nous nous sentions à nouveau confiant pour reprendre la route doucement. Mais ce fut bien difficile de nous séparer de nos nouveaux amis. Si difficile que le jour où nous décidâmes de la date de départ, Sandra se foula la cheville. En plus la pluie commencait à tomber drue. Et encore nous ignorions qu’elle ne nous lâcherait plus pendant un mois. Mais ça c’est une autre histoire.

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1 comment to Zurich / Freienstein

  • bonjour
    je suis votre périple grâce a votre ami Nada de genéve
    formidable et merci de ce cahier de route
    plein de bonheur a toute la famille
    amitiés
    gérard,cmonbiz france segré dans le maine et loire

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