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le jeudi, 19 avril 2012 à 10:33

Départ épique d’Istanbul – Une Nuit dans les Gares Routières

Traversée du Bosphore entre Eminonü et Harem.

Le printemps n’avait pas encore pointé son nez au moment ou nous quittions Istanbul par cette fraiche soirée du mois de mars 2011. Un dernier au revoir à Beni, puis nous nous embarquions sur le ferry pour définitivement quitter la côte européenne pour nous plonger dans l’Asie, mineure peut-être, mais l’Asie tout de même. Nous avions prévu de rejoindre Izmir sur la côte ouest turque par un bus de nuit.

Après la parenthèse malgache hivernale nous ne nous sentions pas encore d’attaque pour le terrain par trop accidenté de la Turquie. Nous avons donc concocté un programme de reprise de voyage en douce, censé nous remettre sur les rails progressivement pour pouvoir accéder aux montagnes qui deviendraient inévitables un moment ou l’autre.

De nombreuses compagnies de transport se partagent les différentes régions de Turquie.

Mais nous en n’étions pas encore là. La gare routière de Harem se trouvant sur l’autre rive du canal du Bosphore n’était qu’une gare de ramassage pour nous amener à une gare centrale à la périphérie d’Istanbul (Samandira) et d’où partirait notre bus. Il n’était que neuf heures du soir. Le départ prévu était vers minuit. Largement le temps de plier les remorques et de préparer les bagages et les vélos. En fait avec le métier qui rentrait, nous n’avions désormais plus besoin que de 15 minutes pour tout préparer, au milieu d’une foule de curieux et au son des cris des aguicheurs des compagnies de bus.

A la gare de ramassage de Harem, Istanbul. L'heure avance.

Minuit. Les enfants s’étaient endormis sur la banquette. Nous embarquions pour le transfert vers la gare de Samandira où notre bus définitif nous attendait, nos places étant réservées. Les vélos et remorques sont sorties rapidement pour être transférés. Les enfants tirés de leur sommeil, titubaient de sommeil mais ne semblaient pas outre mesure dérangés par le remue-ménage.

Nous procédions toujours de la même manière, Ella installée sur mon dos, je m’occupait des enfants et de surveiller les bagages. Tandis que Patrick transférait vélos, remorques et bagages. Le bus allait partir dans les cinq minutes et c’était un peu le stress. Mais, oh mauvaise surprise, les soutes du bus n’était pas seulement pleines mais aussi compartimentés différemment que ceux que nous avions connus auparavant. Nos vélos n’avaient pas la place à moins d’être démontés davantage. Le chauffeur s’excitait sérieusement: l’heure était l’heure. Nous n’avions qu’à envoyer nos vélos par le service cargo. Mais après vérification ce service ne voulait pas prendre en charge nos vélos. Le chef de gare nous fit tous sortir du car. Il était de méchante humeur et voulait se débarrasser de nous à tous prix. Nous nous retrouvions en bien mauvaise posture au milieu de la nuit et de nulle part. Qu’à cela ne tienne, nous décidions de faire le siège dans la gare pour l’obliger à nous trouver une solution. Il ne suffisait pas de nous rembourser les billets pour être quitte du problème…

Au guichet.

S’en suivit une très longue nuit, les enfants se sont rendormis après un berlingot au chocolat, toujours indifférents au tumulte ambiant. La salle de gare se vida peu à peu et les employés s’affairaient à nettoyer les tables et le sol. Bientôt nous étions les seuls avec une poignée de voyageurs. Il était 2 heures du matin. Un deuxième chef de gare avait prit la relève pour la nuit et se montra de meilleure volonté pour nous trouver une solution. J’essayais de dormir, mon bonnet baissé sur les yeux pour me protéger de la lumière crue des néons. Patrick s’affairait dehors et surveillait nos bagages, sans doute trop préoccupé pour pouvoir s’assoupir.

Rencontre du 3ème type à 3h du mat avec un grand fan des films de guerre du Vietnam et de Sylvester Stallone en particulier.

3 heures 30 du matin, Patrick me réveilla. Nous changions de gare. Les lumières de la ville éclairaient la nuit. Istanbul, ne dormait jamais et l’autoroute semblait nous emmener au bout de nulle part dans une zone encore plus reculée (gare de Dudullu). Les enfants ne se réveillèrent même pas pendant ce troisième transfert.

4 heures du mat’. Patrick s’endormit malgré le froid humide de la nouvelle salle d’attente, épuisé de fatigue et rassuré: nous aurions un bus pour 9 heures 30 du matin.

5 heures 30 du mat’, Ella fut réveillée par les premiers voyageurs qui peu à peu remplissaient la salle d’attente. Heureusement en Turquie, pouvoir manger partout était la règle et l’épicerie-café attenante était remplie de victuailles.

Escale pipi. Les garçons visiblement en pleine forme!

8 heures 30. Notre car arriva et les coffres étaient cette fois-ci assez larges pour nos bagages. Les garçons étaient en pleine forme mais Patrick était hors course. Heureusement le car était munis d’écrans tactiles avec Cartoon Network et le trajet comportait une pause de 1 heure avec une traversée en ferry de la mer Marmara. Après 3 heures de trajet, nous avions droit à 20 minutes chrono pour nous restaurer (spécialités de marrons glacés (Kestane sekeri) à Bursa) et aller au petit au petit coin.

Le voyage a toujours son lot de surprises et la facilité est un cadeau à prendre. Voilà une première journée en car qui par la force des choses allait nous donner l’envie de pédaler à nouveau, après ces trois mois de pause hivernale et d’apprécier l’autonomie que nous confère le voyage à vélo dans tous les sens du terme.

17 heures. Izmir était à nos pieds. Nous à terre.

Nos vélos dans une soute d'un bus Mercedes Travego 46.

A propos, si la taille de vos bagages dépasse certaines mensurations, évitez les voyages en bus Setra et préférez ceux de Mercedes (notamment le modèle Travego 46), dont la soute n’est pas partagée en deux dans la verticale… Vous pouvez souvent vérifier le modèle du bus sur les horaires des sites des compagnies de transport routier turques (p.ex. Metroturizm).

Nouveau: désormais il y a une musique associé aux photos! Cliquez sur « undefined » en-dessous puis appréciez!

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