A sample text widget

Etiam pulvinar consectetur dolor sed malesuada. Ut convallis euismod dolor nec pretium. Nunc ut tristique massa.

Nam sodales mi vitae dolor ullamcorper et vulputate enim accumsan. Morbi orci magna, tincidunt vitae molestie nec, molestie at mi. Nulla nulla lorem, suscipit in posuere in, interdum non magna.

le mercredi, 29 juin 2011 à 07:00

Malko Tarnovo/Kirklareli – Premières impressions de Turquie

19-21 octobre 2010

Montagnes russes

Une belle route à 4 voies balayée par le vent dans la forêt d

Encore jamais nous nous étions tant réjouis de pouvoir passer une frontière depuis le début de ce voyage à vélo. Les attentes étaient à la hauteur de la montagne que nous venions de gravir pour arriver à la douane turque de Malko Tarnovo. Et d’expérience nous le savions, plus le défi était difficile, plus il en valait généralement la peine! La montagne c’était fait! Nous nous réjouissions de la descente devant nous jusqu’à la première ville turque de Kirklarelli.

Nous entamions la descente sur une magnifique route au bitume noir et lisse au milieu d’une forêt de hêtres et de chênes dans la lumière dorée de cet après-midi automnale. A 60 à l’heure le vélo fendait l’air et le vent nous éclaboussait la figure de joie. Et ce n’était pas cette pente montante, qui finit par arriver, qui allait nous gâcher le plaisir.

La forêt après la douane.

Vingt minutes d’ascension plus tard c’était reparti de plus belle pour quelques instants de folie! Puis une nouvelle montée. Deux kilomètres à 7 à 10 pour-cents de montée avec des attelages de notre sorte, ça vous laisse le temps de réfléchir. Et au bout de la quatrième montée, nous commencions à sérieusement nous poser des questions, d’autant plus qu’autour de nous les montagnes russes boisées s’étendaient à perte de vue…

Au bout de la ixième colline nos espoirs s’étiolaient sérieusement. Le soleil était déjà couché et nous commencions seulement à entrevoir les lumières de la ville à 10 kilomètres en contrebas, mais séparée de nous par plusieurs vallées dont chaque remontée pouvait nous prendre une demie-heure à 5 km/h (à vélo je précise).

La bergerie

Arrivée de nuit à Demircihalil, à 30 km de la frontière.

Il fallait qu’on s’arrête dès à présent. Nous avons quitté la route en direction d’un village du nom de Demircihalil à 800 mètres sur la gauche, dont nous avions aperçu le bout du minaret dépasser entre les collines. Nous nous sommes arrêtés devant le café où les hommes du village étaient rassemblés. Au fait ce n’était pas un café, ni un bistrot. Ici, en Turquie on buvait principalement du thé! Le tenancier nous proposa de passer la nuit dans une pièce attenante qui servait de salle de consultation médicale. Nous commençâmes à nous installer quand un monsieur est entré et nous a prié de le suivre. La pièce était accessible à la vue de tous à travers la baie vitrée et dans ces contrées musulmanes ce n’était pas un endroit convenable pour loger une famille.

Départ de la bergerie de Demircihalil. Leeroy: "Après le voyage, je veux venir habiter ici!"

Nous l’avons donc suivi dans la nuit. Ce serait une bergerie. C’était petit mais cosy, du moins pour nos goûts, forgés à l’usure des mois de voyage à vélo. Autour d’un poêle à bois étaient disposés trois canapés sur lesquelles nous pourrions dormir. Parfait!

A peine nous venions d’allumer le poêle, que ça toquait à la porte. C’était une véritable délégation villageoise qui nous apportait un magnifique souper! Pain, soupe au poulet et aux nouillettes, tsatsiki (yaourt mélangé à des concombres), riz aux amandes et des sucreries aux miel pour le dessert. Nous nous endormions au parfum de l’orient et cette nuit, nous étions déjà à Istanbul.

Découverte d’un nouveau monde

Le centre-ville de Kirklareli. Au fond de la place, un petit marché et le hammam sous les coupoles grises.

Le lendemain, l’arrivée à Kirklareli avait quelque chose d’extraordinaire. Les tours de minarets scintillants sous le soleil étaient tant de monuments qui nous signifiaient que nous étions enfin en orient. Pas encore vraiment en Asie, mais ça ne semblait plus qu’une question technique.

La nature avait radicalement changé à la sortie des forêts. Plus aride, plus sec. L’indifférence bulgare faisait place à une curiosité chaleureuse et lorsque nous nous sommes arrêtés sur la place centrale de la ville nous avons eu droit à notre premier grand attroupement du voyage.

a

Arrivée à Kirklareli.

Notre premier repas y fut un vrai délice: des atriaux à la menthe et au riz, soupe aux lentilles et menthe, riz aux amandes, sorte de ratatouille aux foies de volailles et pour le dessert du riz au lait et à la cannelle coulant à souhait. La Turquie s’annonçait sous ses meilleures auspices et les jambes dures de l’étape de la veille furent vite oubliées.

Désormais un bon décrassage s’imposa. Nous nous renseignâmes à la réception de l’hôtel pour savoir si le hammam de la ville était accessible aux enfants. L’hôtelier nous regarda de manière étonnée et répondit: « Pourquoi souhaitez-vous aller au hammam? Vous en avez pas besoin! N’y a-t-il pas une douche dans votre chambre? » « Euh… Au fait oui, mais… », nous sentions que nous avions quand même besoin de plus qu’une douche après un régime de plusieurs jours à la lavette mouillée…

Au hammam de Kirklareli.

Le hammam datait du 14ème siècle. Nous étions séparés, homme et garçons, femme et fille. Les cabines de vestiaire, équipés de lits de repos, étaient arrangés à l’étage autour du balcon qui surplombait le salon d’accueil, où trônait une fontaine en marbre. Les murs à l’intérieur du hammam laissaient apparaitre de vieilles pierres volcaniques noires. La salle était hexagonale avec des niches sur chaque face équipés de fontaines en marbre où l’on pouvait faire couler de l’eau chaude ou froide dans des bacs pour s’arroser le corps. Au milieu se trouvait un grand socle en marbre où le masseur frottait vigoureusement les corps à l’aide d’une lavette râpeuse jusqu’à faire apparaitre une peau neuve, douce et rose. Puis le corps tout entier disparaissait sous des montagnes de mousse savonneuse faites à partir d’une sorte de gros bas poreux. Et après avoir copieusement aspergé le corps d’eau, vint le coup de grâce: un massage des plus viriles vous extorquant des râles de douleur pétrit dans des angles articulaires des plus improbables. Le hammam de Kirklareli, on n’en sortait pas comme on y était entré.

Your browser could not include this object

Leave a Reply

You can use these HTML tags

<a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>